PERSOANE INTERESATE

marți, 29 septembrie 2020

La Lettre Haïkouest n°60 de septembre 2020.

 

1

mémoire -

un oiseau migrateur

sans retour

2

nouveau jour -

il regarde le aide-mémoire

en douce

3

Alzheimer -

elle veut une robe de la même couleur

que son bracelet

joi, 17 septembrie 2020

Iris InternationalWeb magazine for haiku and related genres

 Publisher: The Haiku Association “Three Rivers”, Ivanić-Grad, Croatia


 kraj rata –postati anđeos jednim krilom


prognana obitelj –putem mu ispaomliječni zub


 krletka –njena ispraznost ispunjavamoju prazninu

See more haiga here:

https://tri-rijeke-haiku.hr/wp-content/uploads/iris/iris-international-6.pdf 

duminică, 16 august 2020

NeverEnding Story / First English-Chinese Bilingual Haiku and Tanka Blog

this pressed flower
still stirs me...
if I were a leaf,
I'd become your book mark
after death


 Chinese Translation (Traditional)
這朵壓扁的花
仍然讓我的心悸動
如果我是一片葉子
在我死後將會成為
你的書籤

Chinese Translation (Simplified)
这朵压扁的花
仍然让我的心悸动
如果我是一片叶子
在我死后将会成为
你的书签


Comment by Chen-ou Liu:

The simile created impliedly between a pressed flower, one that could function as a bookmark and the speaker is thematically and psychologically poignant, and what's left unsaid (would the pressed leaf/the deceased speaker stir the "you" in L4) is as potent as what's stated.

joi, 30 iulie 2020

The Bamboo Hut, journal of English language tanshi NR.3 - 2020

1
social distance
and protective masks...
snarled
by a scent like yours
in the crowd
2
self-isolation -
escaping from the children's
room
soap bubbles
along the street
3

some clouds
touch the ground almost
erotically –
this pressed flower
still stirs me
4
longing heart,
when you are nowhere
to be found -
I take the place of my cat
on the window ledge
5
 
lots of desires
which had shrunk slightly
to a single one -
don't promise me the moon
just dance me in the rain

miercuri, 22 iulie 2020

AUTOUR DE PROUST - Tanka prose



Toate textele publicate în această carte au ca sursă de inspirație un fragment din În căutarea timpului pierdut, de Marcel Proust.

COUP DE BLUES

„Dès le matin, la tête encore tournée contre le mur et avant d'avoir vu au-dessus des grands rideaux de la fenêtre de quelle nuance était la raie du jour, je savais déjà le temps qu'il faisait.”

On entend les voyelles de la pluie. L'amertume de l'âme les absorbe, en dégageant un air saharien, tout en accord avec mon esprit… 


Le chant

d'oiseau dans la cage

tire vers sa fin –

ma joie de vivre encore

tournée contre le mur


Ça fait déjà une semaine que je n'ai pas détaché les feuilles de calendrier. C’est toi qui faisais ça. Il n'y a pas de feu dans le poêle. C’est moi qui faisai ça, mais je m’enroule comme je peux mieux dans la couverture.
À quoi bon en sortir ? Tu n’es pas ici à prendre tout à coup mon côté du lit. J’ai tant besoin de ton sourire câlin…et il pleut.


Les globes de Noël

ressemblent à des yeux

sans lumière –

je pourrais perdre ma vie,

mais jamais ton amour


Après quelques mois, je suis sortie chercher mon temps, trouver le sens de la vie. Dans la cour de l'abattoir, l'acacia a fleuri et se fait sentir de loin. Je prends une longue randonnée. Un tour, deux tours, sous le bleu moucheté du ciel, avant de m’arrêter à une station de bus où je me tiens jusqu'au soir, sans aucun but.
Il peut être agréable cet air délétère, là-bas. Les gens se rassemblent de temps en temps, comme s'ils viennent chez moi, sauf tu.


Oiseau malade

resté dans le chemin

au gré d’un rapace –

ma vie n’est pas grande chose,

captive dans ton oubli


Ah ! Que cette nuit est plus foncée que jamais, et moi, encore dans la rue. Soudain, une lumière à ma fenêtre fait tressaillir mon cœur. Tu es la seule personne qui puisse faire ça. Si j’étais vent, j’arriverais à la maison plus vite. Je cris ton nom…
Hélas ! Ce n’est qu’une autre solitaire, la Lune. On se regarde et on se dit : nous somme seules, mais vivantes ; un beau jour, quelqu’un va frapper à notre porte…


Les étoiles

comme des framboises mûres

en plein hiver –

le désir d'être aimé

n'a pas d'âge et de saison


Je remets le calendrier à jour et j’allume le feu avec ses feuilles. Pourquoi ne pas regarder le ciel à nouveau ?. En fin, une étoile filante, un premier désir accompli. Je descends dans la rue, où un irrésistible chaton noir fait le câlin et je l’amène chez moi. Il se joue à lui- même. Un peu de comédie va effilocher mon petit coup de blues.
Cet amas de papier blanc sur la table est un signe que j'ai déjà perdu assez de temps.
Écrire c’est un peu mourir, mais mourir ce n’est que recommencer la vie…
Les aiguilles de l’horloge se croisent à minuit. La tête tournée contre le même mur, je sais déjà, sans prévisions astrales, demain sera un jour à l’encre et à la plume …

marți, 30 iunie 2020

En un éclaire - Edition no. 59 juin, 2020

Edition spéciale Covid 19.


1
Nuit Résurrection -
églises fermées, fenêtres ouvertes,
milliers de bougies

2
trop vieux
pour la dose d’oxygène –
à Dieu

3
mains jointes par Skype –
il n’y a plus rien pour le Covid
à prendre

4
Covid
dans un lit bébé -
que Dieu nous pardonne

sâmbătă, 27 iunie 2020

Association Francophone de Haïku - Concours Photos-Haïkus 2020

L’AFH a le plaisir
de vous annoncer les résultats
du troisième Concours Photos-Haïkus 2020
(Jury : Robert Gillouin et Gérard Dumon)

Sur cette photo d’une belle construction, se dégage un effet de profondeur et de dérision. L’objectif nous colle presque le nez dans le sable, impossible d’échapper à cet étalage de détritus. L’ouverture choisie, estompe juste ce qu’il faut de l’arrière plan. Dans ce tableau le haïku prend de la hauteur dans un ciel grisonnant, et nous apporte ce petit côté désabusé. Mais il y a assez d’ouverture pour que chaque lecteur puisse investir de sa réflexion, cette plage et son naufrage environnemental. Pour ma part, un haïsha réussi.

Gérard Dumon


J’aime beaucoup la photo, à la fois pour son cadrage assez classique (13 _ 2/3) avec un point focal au 1° plan qui attire le regard, et aussi par ce qu’elle nous dit de notre monde endéliquescence.
L’allusion à Édith Piaf et à la vie qui, du coup n’est pas très rose accentue le côté militant de ce haïsha qui donne une fois de plus à réfléchir sur nos actes quotidiens.
(Je me demande si le côté « pixellisé » des détritus sur la plage est voulu, ou pas…)

Robert Gillouin





Ce haïsha m’interroge. Il y a une vraie recherche graphique entre la présence des sujets et de leurs ombres qui est très réussie et qui compose l’image en deux parties.
Avant même de lire le haïku qui lui est associé, j’avais imaginé le sujet du premier plan comme étant un gros plan sur un insecte, ou un élément d’un mammifère disparu (dinosaure ou autre). Je pense que le lien entre la photo est le texte se situe dans ce questionnement.
Alors, pourquoi une prière ? Pourquoi Pâques ? L’être représenté au premier plan serait-il en train d’émerger d’un œuf (de Pâques ?), suite à une improbable prière ?
L’auteure seule le sait… Mais le haïsha est aussi fait pour présenter un peu de mystère, non ?
RG



https://www.association-francophone-de-haiku.com/actualite/?fbclid=IwAR0uNC1oMoMhzGhoe_ktR0yPLd1-hDOOlzVzRk4mY624BlHdrF4lHu2V01c

joi, 18 iunie 2020

THE MAINICHI - Haiku: June 18, 2020


canceled flights --

locusts have invaded

the airfield 


Selected by Dhugal J. Lindsay
Selected by Dhugal J. Lindsay
canceled flights --
locusts have invaded
the airfield